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Paracha Ki Tavo

 

Thème :

Cette paracha traite :

  • Des Bikourim : la mitsva d’apporter les prémices de la récolte au Beit Hamikdach.
  • Du Vidouï Ma’asser : déclaration de tout juif, deux fois tous les sept ans, qu’il a prélevé toutes les dîmes (Ma’asserot). Chaque propriétaire juif en Erets Israël à l’obligation de prélever :
    • La Térouma : don destiné aux Cohanim.
    • Le Ma’asser richon : la première dîme qu’il donnait aux Lévy.
    • Le Ma’asser chéni : la seconde dîme que lui-même consommait à Jérusalem.
    • Le Ma’asser ‘ani : la dîme du pauvre, qui la troisième et la septième année de chaque cycle de sept ans (Chmitta) remplaçait le Ma’asser chéni.
  • De la mitsva d’écrire la Torah sur des pierres monumentales prélevées dans le lit du Jourdain lors de l’entrée des Bné Israël en Erets Israël.
  • De la mitsva de prononcer les bénédictions et les malédictions sur le mont Guerizim et sur le mont Eval.
  • La réprimande divine : dans la mesure où on ne respecte pas les commandements de D.ieu.

 

 

 

 

 

Commentaires :

Nous constatons que cette paracha s’ouvre sur la mitsva des Bikourim (offrande des prémices) c’est-à-dire, la reconnaissance que la terre appartient à Hachem, et que les premiers fruits de la saison, en Erets Israël, reviennent à la première tribu des Béné Israël (tribu de Lévi : Cohanim et Léviim), au premier lieu (au Beit Hamikdach), au premier d’entre tous (Hachem). De ce fait, ne pas croire que la production agricole est le résultat du seul travail de l’homme. Cette production est la conséquence du Hessed d’Hachem (qualité de la terre, conditions climatiques, …). Aussi, l’homme est-il redevable, vis-à-vis de D.ieu, d’apporter les prémices de sa production à Jérusalem, en déclarant qu’il est à jour de l’ensemble des dîmes qu’il devait prélever.

Cette mitsva ne s’applique qu’en Erets Israël, et donc après l’entrée des Béné Israël sur la terre promise, après avoir traversé le Jourdain sous la conduite de Yehochoua.

 À la veille de cette traversée, c’est-à-dire de sa mort, Moshé a pratiquement terminé d’enseigner la Torah aux Béné Israël. Il leur recommande de prélever, dans le lit du fleuve, douze grosses pierres, pour ériger un autel, de l’autre côté du Jourdain, afin d’inscrire dessus la Torah. Que veut dire tout ce scénario :

  • Prélever douze pierres : cela représentent les 12 tribus des Béné Israël.
  • Pourquoi des pierres ? La pierre ne s’imprègne pas de « Touma ».
  • Pourquoi du lit du fleuve ? Les pierres du fleuve ont baigné dans les eaux vives (mikvé).
  • Dans quel endroit du fleuve se trouvait-elles ? De là où se tenaient les Cohanim qui portaient le Michkan au milieu du fleuve, durant la traversée des Béné Israël, pour bloquer les eaux.

En cela, Moshé voulait signifier aux Béné Israël qu’en vivant en Israël, où ils devaient travailler pour subvenir à leurs besoins (à l’inverse de ce qui se passait dans le désert), ils ne devaient pas oublier la Torah, la revoir en permanence (la réviser), aussi bien pour eux que pour toutes les générations à venir.

 Alors si les Béné Israël respectaient leur contrat avec D.ieu (respect de la Torah), c’est une abondance de bénédictions qu’ils mériteront, mais si, par malheur, ils s’en éloignaient, alors ce sont les malédictions qui s’abattraient sur eux. C’est pour qu’ils s’en imprègnent, que Moshé leur recommande de répondre amen lors de l’énumération à voix haute, de chacune d’elles, en terre sainte,

Chabbat Cha-lom.

 

Rédigé par Mr Gerard Dadoun le 5 Septembre 2017

 

LECTURE DE LA TORAH SELON LA COUTUME CONSTANTINOISE RÉALISÉE PAR RUBEN ZERBIB

 

 

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